François Adamski, le chef d’orchestre de la team France

Posted by Winterhalter on 08 janvier 2019

Bocuse d’Or en 2001, le chef étoilé François Adamski a accepté d’être le président de la team France pour l’édition 2017-2019. Un rôle central qui allie à la fois le partage d’expérience avec le candidat Matthieu Otto et celui d’ambassadeur auprès des partenaires. Portrait.

Comme souvent avec les grands chefs, c’est très tôt que la cuisine s’est immiscée dans la vie de François Adamski. Dès son plus jeune âge, le garçonnet met la main à la patte lorsque sa mère prépare gâteaux et autres desserts. Déjà, il rêve d'un avenir derrière les fourneaux. Formé à la prestigieuse école hôtelière du Touquet, du CAP au BTS, il est rapidement repéré là-bas par un certain Jean-Marc Mompach. Le désormais président de l’Académie nationale de cuisine détecte alors chez son protégé certaines qualités et le pousse à les exploiter. « Il m’a mis le pied à l’étrier en m’encourageant à passer des concours », explique François Adamski.

 

Après un passage dans plusieurs prestigieux établissements parisiens comme le Ritz ou l’hôtel Matignon, le natif du Nord intègre finalement la Maison Prunier, dans le 8ème arrondissement de Paris, et s’inscrit pour les sélections du Bocuse d’Or, avec Bernard Leprince comme coach. Mais sans forcément croire à son potentiel. « À l’époque, j’étais chef de partie et je faisais de nombreux concours régionaux, nationaux voire même internationaux. J’arrivais très souvent premier ou deuxième, alors on m’a encouragé à y aller. J’étais l’un des plus jeunes et je me suis retrouvé face à des chefs de cuisine mais, à force de persévérance, de travail et de passion, j’ai eu la chance de gagner », se souvient-t-il. De la chance ? Peut-être pas seulement. Travailleur invétéré, l’homme est reconnu pour sa cuisine élégante, sa placidité mais aussi sa rigueur.

 

Pas de stress…

Bocuse d’or en 2001, François Adamski a également été Meilleur ouvrier de France (MOF) en 2007 lorsqu’il était à l’Abbaye Saint-Ambroix, à Bourges, avant de permettre à l’établissement Le Gabriel, à Bordeaux, d’obtenir sa première étoile Michelin deux ans plus tard. Fort de ce palmarès incroyable dans le monde de la cuisine, il a accepté de présider la team France pour l’édition 2018 et de prodiguer ainsi ses conseils au candidat Matthieu Otto. « Lorsque j’ai passé le Bocuse d’Or, j’avais la force d’être détendu. J’essaye donc de lui transmettre cela et de faire en sorte que Matthieu n’ait pas de mauvais stress. L’idée, c’est qu’il se mette bien en place car cela compte à 90 % dans le résultat final. Le reste, le service, ce n’est que de l’enchaînement de tâches. Si la mise en place est bonne, on est prêt et on déroule la musique », détaille le chef.

 

« Aller à la guerre »

En charge des relations publiques avec les partenaires de la team France, François Adamski est donc son principal ambassadeur, son chef d’orchestre en quelque sorte. « Je suis en charge de la faire rayonner chez nous et dans le monde entier », résume-t-il sobrement. Désormais chef de cuisine consultant - il a notamment réalisé des menus pour les business class d’Air France mais aussi pris un temps les rênes de l’établissement L’Imaginaire à Terrasson, en Dordogne -, le lauréat de l’édition 2001 mesure le chemin parcouru par le Bocuse d’Or depuis sa participation. « À l’époque, nous allions directement à Lyon après les sélections France. Depuis, il y a tellement de pays qui veulent participer qu’il y a désormais des sélections Europe. Le niveau augmente. C’est LE concours à gagner », analyse-t-il. Même si la concurrence sera rude en janvier, François Adamski croit aux chances de Matthieu Otto de l’emporter à Lyon : « Sa principale qualité, c’est sa détermination. Il a vraiment envie, il n’a pas peur et il est à l’écoute : tout ce qu’il faut pour être une sorte de robot tueur le jour J. Il faut avoir l’envie d’aller à la guerre et Matthieu l’a. Il veut gagner. », conclut le chef.

Filed Under:

Actualités

Laissez un commentaire